“C’est le printemps, il faut se remettre en forme !?” … ou pas !
Et si, pour une fois, on faisait un vrai tri dans notre rapport au corps, au lieu de vouloir le transformer à tout prix ?
Chaque année, c’est la même rengaine : avec les premiers rayons de soleil arrivent les messages : “préparez votre summer body”, “détox express avant les vacances”, “reprise du sport avant les apéros en terrasse”…
Comme si ton corps devait suivre le rythme des saisons… mais à la sauce Instagram et Tik Tok.
Parce que soyons honnêtes, on pense exactement comme Héléna dans sa chanson « Summer Body » : on en a marre des injonctions au corps parfait dès qu’il fait 18°C. Ce n’est pas un objectif, c’est une pression déguisée.
- Les injonctions printanières : un festival de culpabilité déguisée
Dès que le soleil pointe le bout de son nez, les injonctions fleurissent aussi vite que les cerisiers japonais :
- “Il faut s’affiner pour l’été”
- “3 kilos en moins avant la plage”
- “Objectif ventre plat en 10 jours”
Dans la série La loi de la plus forte, Justine triomphe malgré tous les diktats imposés à son corps. Et si c’était ça, le vrai summer body ? Celui d’une femme qui arrête de demander la permission d’exister.
Ces messages sont partout, mais ce n’est pas parce qu’ils sont répétés qu’ils sont bons pour toi.
- Pourquoi ton corps n’a pas à changer avec les saisons
Ton corps, ce n’est pas une véranda à rénover au printemps. Il n’a pas besoin de lifting saisonnier, ni de se mettre à la mode crop-top si ça ne lui va pas (ou si ça ne te dit rien).
Il est déjà prêt pour vivre. Marcher. Respirer. Aimer. Bouger. Se reposer. Pas besoin de plus.
Dans la série Physical, la protagoniste s’enferme dans une quête de corps parfait qui la détruit de l’intérieur. Derrière l’obsession du contrôle, il y a souvent un profond mal-être.
Et si, au lieu de changer de corps, on changeait de regard ?
- Faire le tri dans les pensées liées au corps
Faire le tri dans ses pensées, c’est souvent le premier pas pour assainir son rapport au corps.
Car oui le vrai ménage commence dans la tête ! Pas dans l’assiette ni devant le miroir grossissant. Certaines pensées méritent d’être remerciées et déposées gentiment à la benne mentale :
- “Je dois perdre du poids” → Pour qui ? Pour quoi ?
- “Je serai mieux quand j’aurai minci” → Et si tu étais déjà digne maintenant ?
- “Je suis moche” → Non. Tu es juste en train de te comparer à des corps différents du tien, et si on parle de ceux des magazines et réseaux sociaux ils sont retouchés, éclairés, posés et marketés.
Dans I Feel Pretty, Amy Schumer incarne une femme qui commence à s’aimer le jour où elle croit avoir changé de corps — alors que c’est son regard qui change. Le vrai pouvoir est là : dans la perception, pas la transformation. Si tu ne l’as pas vu, cours-y vite, ça vaut une bonne séance de thérapie par le rire, et c’est une psy qui te le dit !)
Même les dessins animés ont pigé le truc : dans Encanto, Luisa craque sous le poids des attentes. Ou bien dans Shrek, il faut s’aimer tel que l’on est et ne pas se juger sur son apparence.
Et ça, c’est ce qu’on fait souvent à nous-même et sur notre propre corps sans s’en rendre compte.
- Se reconnecter à son corps sans le maltraiter
Alors on peut aussi choisir une voie plus douce.
✔️ Bouger parce qu’on en a envie, pas pour “brûler des calories”
✔️ Manger pour se nourrir, pas pour se punir
✔️ Se regarder avec curiosité, pas avec jugement
✔️ Sentir son corps, au lieu de le surveiller
Le rapport au corps, ce n’est pas “j’aime ou j’aime pas” : c’est “je cohabite avec lui avec bienveillance” ou encore mieux : « j’habite avec mon meilleur ami »
Conclusion : Et si on rangeait les injonctions dans la boîte “à ne pas garder” ?
J’espère qu’à la fin de la lecture de cet article tu as comris que changer son rapport au corps, c’est arrêter de se battre contre soi-même pour recommencer à s’écouter.
Faire le tri dans son rapport au corps, ce n’est pas tout accepter. C’est choisir ce qui t’aide à te sentir vivante, pas ce qui t’enferme dans une quête sans fin (ou sans faim !).
Le vrai “summer body”, c’est un corps qui vit sa meilleure vie au printemps. Qu’il fasse un 36, un 44 ou un 50 et qu’il déteste les shorts en jean.
Et si tu as besoin d’un mantra, j’en ai un pour toi : “Je ne suis pas un avant/après, je suis un maintenant.”
Cet article fait partie de la série “Grand ménage de printemps”. Pour lire les autres :
- Faire le tri dans son assiette, sans tomber dans la restriction
- Alléger sa tête et trier ses pensées toxiques
Et toi, tu gardes et tu jettes quoi ? 😉