T’as rangé ton placard, mais t’as pensé à ta tête ? Non mais allo quoi ?!

 

On range les tiroirs, on aère les fenêtres, on fait briller la cuisine comme dans une pub pour du vinaigre blanc… Mais la vraie surcharge, elle est souvent ailleurs : dans notre tête.

 

Pensées en boucle, listes mentales interminables, culpabilités diffuses, projections anxieuses… Bref, un joyeux bazar.

Tu vois Cendrillon ? Toujours en train de frotter le sol pendant que tout le monde chante ? Bah c’est un peu toi avec ton mental : tu passes ton temps à essayer de garder tout propre, sauf que personne ne chante et que tu n’as même pas une souris sympa pour t’aider.

 

Et si, cette année, on faisait un vrai ménage de printemps mental ?
Pas pour tout supprimer, mais pour reprendre la main sur ce qui mérite de rester dans ton esprit… et ce qui peut gentiment partir avec les déchets recyclables.

 

Le printemps, c’est aussi la saison du renouveau psychique : plus de lumière, plus d’énergie… et souvent, plus d’envie de s’alléger intérieurement. Dans une société où notre attention est constamment sollicitée, faire un peu de vide mental, c’est se donner le luxe rare de penser à soi.

 

 

  1. Les pensées toxiques : ces squatteuses qui prennent toute la place

 

Certaines pensées sont comme les tasses sales qu’on laisse traîner sur la table basse : on finit par ne plus les voir, mais elles encombrent l’espace. Ces pensées toxiques méritent autant d’attention que les vêtements qu’on trie pendant un bon tri mental de printemps!

Quelques classiques :

  • “Je ne suis pas assez bien”
  • “Les autres y arrivent mieux que moi”
  • “Je dois toujours faire plus”
  • “Je ne suis pas à la hauteur”

 

Elles sont automatiques, intrusives, et prennent de la place… sans payer le loyer.

Et si on les identifiait clairement, comme on sortirait les objets cassés d’une boîte ?

 

Anecdote : Une patiente m’a confié un jour qu’elle se réveillait systématiquement à 4h du matin avec une pensée en boucle : “T’as oublié quelque chose.” Elle n’avait rien oublié. Mais cette pensée, elle, n’oubliait jamais de venir perturber sa nuit.

 

 

  1. Pourquoi on les garde quand même ? (Spoiler : le cerveau adore les vieux meubles)

 

  • Ces pensées sont souvent anciennes : elles viennent de l’enfance, de l’école, de notre entourage.
  • Elles donnent une illusion de contrôle : “Si je me critique, je m’améliore” (spoiler : non).
  • Elles sont comme une vieille radio qui grésille en bruit de fond : fatigantes, mais familières.

La clé n’est pas de les faire taire à tout prix, mais de les repérer pour les désamorcer. Observer sans juger, c’est déjà commencer à s’en libérer.

 

 

  1. Comment faire le tri dans sa tête : la méthode KonMari mentale

 

Marie Kondo tri les chaussettes. Toi, tu vas trier tes pensées !

 

✅ Étape 1 : Observer sans juger

Note dans la journée les pensées qui reviennent souvent. Comme un inventaire silencieux. Tu peux les écrire dans un petit carnet ou dans ton téléphone. Objectif : mettre à jour les “classiques de ta playlist mentale”.

 

✅ Étape 2 : Classer

Est-ce que cette pensée t’aide ou te plombe ? Est-elle réaliste ? Est-ce une voix du passé ?

✅ Étape 3 : Reformuler

  • “Je suis nulle” → “J’ai le droit d’apprendre”
  • “Je vais tout rater” → “J’ai le droit d’essayer sans garantie de succès”
  • “Je ne fais jamais assez” → “Je fais déjà beaucoup, et c’est OK”

 

Tu ne changes pas la pensée par magie, mais tu lui donnes moins de pouvoir.
Et là, miracle : tu désengorges ton mental comme Blanche-Neige avec un chiffon et 7 nains en soutien – sauf que toi, tu peux faire le ménage toute seule.

 

Petit bonus : Tu peux aussi instaurer un petit rituel mental hebdo — 15 minutes chaque dimanche pour noter ce que tu veux garder de ta semaine… et ce que tu veux laisser filer. Ce petit rituel de dimanche peut devenir un moment précieux pour entretenir ton tri mental hebdo.

 

 

  1. Les pièges du tri mental : quand le nettoyage devient obsessionnel

 

  • Le piège du positivisme à tout prix : vouloir penser positif tout le temps, c’est comme repeindre un mur moisi sans traiter la fuite.
  • Le coaching toxique : “Allez, secoue-toi !” n’est pas une méthode douce.
  • La course à la zénitude : viser le calme absolu, c’est frustrant. Personne n’est une appli de méditation ambulante.

 

On n’est pas dans un conte de fées avec des oiseaux qui nous chantent des affirmations positives au réveil. Faire le tri, ce n’est pas viser la perfection. C’est juste se libérer de ce qui t’alourdit pour retrouver un peu d’espace mental.

 

 

Conclusion : Un ménage mental pour respirer librement

 

Faire le ménage dans sa tête, c’est comme aérer une pièce qu’on aurait trop longtemps gardée fermée.
On ouvre, on laisse passer l’air, et on se rend compte qu’on peut y penser plus clair.

 

Ce n’est pas un grand nettoyage parfait. C’est un geste d’entretien, régulier, bienveillant.
Comme le dit joliment Dominique Loreau dans Faire le ménage chez soi, faire le ménage en soi, notre environnement reflète souvent notre monde intérieur. En libérant de l’espace dans ta tête, tu libères aussi de l’élan pour avancer.

Le tri mental ne vise pas la perfection, juste un peu d’air pour penser plus clair !

Et si tu t’autorisais, cette semaine, à ne pas tout trier… mais juste à faire un peu de place ?
Penser moins, c’est aussi s’alléger tu ne penses pas?!

Dans le prochain article, on passera au troisième chantier du printemps : notre rapport au corps. Parce que lui aussi, il mérite un bon coup de plumeau (sans jugement et sans miroir grossissant).

 

Cet article fait partie de la série « Grand ménage de printemps ». Pour lire l’article principal : Faire le tri dans son assiette, sa tête et ses pensées

Tu veux relire le 1er article sur le tri alimentaire ? C’est par ici : Rééquilibrage alimentaire : faire le ménage dans son assiette sans frustration